22/06/10

Remember when, we never needed each other

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Mon horoscope me l'avait dit pourtant. Mes espérances sont trop hautes par rapport aux possibilités de mon entourage. Ça me bouffe, toutes ces déceptions. Des piliers restent, des poutres cassent. Et c'est moi qui m'effondre. Dans les débris j'ai Junebug qui tourne en boucle, un hymne au passé et aux bons moments. Plus que des souvenirs, qui s'évaporent en même temps que ma volonté. La fin de ce foutu bac marque la fin tout court, la fin des dindes, des connards, des putes et des dindes-putes. L'an prochain ce sera des nouveaux, on le verra juste pas de suite. Vivement, vivement le renouvellement du stock de con(ne)s punaise, j'ai épuisé celui là, épuisé les insultes et les rancœurs. Je suis vide, à sec de toute rage de les écraser. Ou presque. Cela dit la rage est un bon moteur, qui m'aura bien fait avancer. Mais j'en veux plus, je veux être posée et me concentrer sur ce qui compte. Quand je serai grande, soit dès septembre, j'apprendrais à gérer ma haine, pour plus jamais vouloir tuer personne. Je ferai du yoga et je mangerai des légumes, boirait des Actimels pour me sentir bien à l'intérieur, à place du Coca, et des boissons sur-alcoolisées. Je me coucherait moins tard et me lèverait plus tôt, et je ferais du sport plutôt que de me plaindre de mon poids.

Mon horoscope avait aussi dit que je ferai des plans intenables, oui.

1 mots doux:

Vincent a dit…

Intenables peut être, mais le but du jeu n'est pas tant de réussir que d'essayer. Quand on ne réussit pas, les regrets peuvent nous peser. Quand on essaye pas, ce sont les remords, et ils sont bien pires.